Rabat, l'une des plus faibles capacités hôtelières du Maroc

La capitale du Maroc, Rabat, qui dispose actuellement de 4.400 lits classés, est l'une des plus faibles capacités hôtelières du Royaume par rapport aux autres destinations touristiques du pays, bien qu'étant "principalement une destination d`affaires", a appris la PANA de source officielle.

La faiblesse de la capacité hôtelière de Rabat et sa région constitue un "handicap qu`il convient de transformer en opportunité de manière à concevoir un produit Rabat et Région intégré aussi bien au niveau +texture+ du produit que +style+ d`hôtellerie, et autres formes d`hébergement", selon un document publié à l`issue de l`assemblée constitutive du Conseil régional du tourisme (CRT) de Rabat et sa région.

"Rabat, qui n`a pas échappé au contre-coup de la conjoncture internationale depuis 2001, n`est pas une destination ordinaire", indique le document du CRT. Car, précise-t-il, la capitale marocaine est un "symbole fort" de l`histoire passée et récente du pays.

"Les vestiges et les monuments historiques du binôme historique Rabat et Salé confèrent aux deux cités, un intérêt culturel et historique de premier ordre", ajoute le document. Avec un peu plus d`un million d`habitants, Rabat (Salé étant intégrée à la capitale) est la 2ème agglomération du Maroc après Casablanca.

La région, qui comporte Zemmour et Zaër, apporte à cette destination une diversité, une dimension balnéaire et un tourisme d`aventure et écologique (randonnée, pêche et chasse) susceptibles de "servir le noyau du produit : histoire, culture et détente", estime l`étude.

Après avoir donné un aperçu sur l`évolution de 1997 à 2003 des nuitées par marchés (français, espagnol, anglais, allemand, italien, nord-américain, arabe et asiatique), l`étude constate que l`ensemble des marchés internationaux ont enregistré des fluctuations relativement importantes au cours des six dernières années, avec une nette baisse des performances fin 2001, due aux événements du 11 septembre 2001.

Il est également constaté que le marché français "se détache" très légèrement des marchés arabe, américain, italien, espagnol et japonais.

La France est, reconnaît le document, le marché pourvoyeur de touristes étrangers vers le Maroc et Rabat "n`échappe pas à cette donne".

En revanche, selon le document, Rabat est relativement pour les touristes américains et japonais une destination "culturelle à très fort potentiel".

Inversement aux tendances observées par les marchés internationaux, la demande du marché national est restée relativement stable sur la destination Rabat et sa région, souligne l`étude.

De manière générale, le tourisme intérieur ne répond pas aux fluctuations du tourisme international, car Rabat "est, et reste, une destination d`affaires pour les Marocains", ajoute-t-on.

Par ailleurs, le document affirme que le tourisme des Marocains résidents à l`étranger continue de "prospérer" au Maroc.

Le CRT de Rabat et Région s`attachera, en partenariat avec l`Office national marocain du Tourisme (ONMT), à la promotion de la région auprès des expatriés marocains.

Fondée au Xème siècle près des ruines d`un ancien port romain, Rabat est située à l`embouchure du fleuve Bouregreg, sur le littoral atlantique.

La ville prend réellement son essor au XIIème siècle lorsqu`elle devient la capitale du grand conquérant almoravide, Yacoub El- Mansour.

A la mort de ce dernier, son empire, qui s`étendait jusqu`à la Tunisie et à l`Espagne mauresque, s`écroule. Rabat décline rapidement.

Ce n`est qu`en 1912, après la signature du traité de Fès, que le général Lyautey, premier résident général de la France au Maroc, fait de Rabat le centre administratif du pays.

Ce choix n`a jamais été remis en cause après l`indépendance du Royaume en 1956. AngPress

Jeudi 9 Décembre 2004